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Échec et rêve

L’improvisation dans les institutions face aux changements de protocole sanitaire semble être malheureusement de plus en plus la règle du jeu.


L’imagination semble de prime abord surtout le domaine réservé des enfants. En effet, elle est la capacité de former des images mentales, de les transformer et de les déformer. Elle se construit au fur et à mesure de l’enfance mais a besoin d’un environnement d’écoute et de bienveillance pour bien se développer. Si l’enfant ressent le besoin de se créer un monde imaginaire, c’est tout simplement pour apprendre à vivre avec la réalité qui l’entoure.

Et dans nos organisations, quelle place laissons-nous à l’imagination et à la créativité ? Quelle place pour les rêves ? Ces dernières années, et plus encore aujourd’hui, Entreprise a beaucoup trop rimé avec Crise. Avant-hier crise économique, hier crise de sens pour des collaborateurs déboussolés, et aujourd’hui crise sanitaire et sociétale. Selon une étude d’Harris Interactive, plus de la moitié des collaborateurs français aimeraient être plus créatifs dans leur travail, mais les entreprises ne le leur permettent pas suffisamment. Quand bien même si les dirigeants affirment le contraire !

Comment expliquer cet écart ?

Il faut requestionner notre rapport à l’échec. Il est trop souvent quelque chose de négatif en France et synonyme de défaite pour beaucoup. Saviez-vous qu’un enfant tombe environ 2.000 fois avant d’apprendre à marcher ? Si ce n’est pas aller d’échec en échec, pourtant l’enfant continue, n’abandonne pas et nous, les parents, ne sanctionnons pas. Winston Churchill le disait bien « Le succès consiste à aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme ».






Pourtant l’échec ne semble pas spécialement valoriser en entreprise ? Et pas spécialement bien vécu non plus par tout un chacun !

La peur du bonnet d’âne, tout simplement. Notre rapport à l’échec vient la plupart du temps de notre enfance et de notre éducation. Le mode de notation à l’école pointe les erreurs et non l’apprentissage. On a évalué pendant très longtemps le verre à moitié vide et non le verre à moitié plein. On n’avait pas le droit à l’erreur, c’était sanctionné.


Il s'agit donc de faire comprendre à chacun que, dans un environnement totalement incertain, il n’existe qu’un seul chemin pour réussir et celui-ci passe par l’échec. On essaie, on se trompe, on apprend, on comprend, on ajuste, on retente et on finit par trouver la solution. S’il ne s’était pas trompé dans ses calculs, Christophe Colomb n’aurait pas découvert l’Amérique. De nombreuses découvertes scientifique sont le résultat d’une erreur. Et combien de fusées se sont écrasées avant que l’humanité puisse poser un pied sur la lune ?

Et en tant que manager comment faire ?

Promouvoir le droit à l’erreur. Même l’état l’a fait avec le site oups.gouv. Je pense que l’on peut tous en faire dans nos équipes ! Cette acceptation permet de s’affranchir de la peur liée à la création et l’innovation. En acceptant ses erreurs, en domptant ses échecs, en apprenant de ses échecs, on apprend à reconnaître ce qui fonctionne, et à le déployer ailleurs ensuite.

Mais attention, cela n’empêche absolument pas de fixer les règles du jeu. La première étant de clairement faire la distinction entre l’erreur et la faute. La première est involontaire, la seconde non. Et dans un monde du travail post-confinement, il va nous falloir tout réinventer, faire œuvre de créativité individuelle et collective. Le droit à l’erreur et le devoir de l’imagination seront les clefs de la réussite de demain.


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