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Fête et faites de l'ESS

A l'occasion du mois de l'Economie Sociale et Solidaire, Gabriel Bardinet intervenait sur les ondes de RCF .







Tout d’abord, qu’appelle-t-on l’Economie Sociale et Solidaire (ESS)?

L’ESS, ce sont des structures de statuts variés qui sont fondées sur un principe de solidarité et d'utilité sociale. Ces organisations adoptent des modes de gestion démocratiques et participatifs. Elles encadrent strictement l'utilisation des bénéfices qu'elles réalisent : « le profit individuel est proscrit et les résultats sont réinvestis ».


Mais globalement, qu’est-ce que ça représente coté emploi ?

L’ESS représente 2,4 millions de salariés, soit plus de 14  % de l’emploi salarié privé et 10% du PIB en France. Ces salariés travaillent dans plus de 220  000 établissements employeurs sous la forme d’associations, de coopératives, de mutuelles, de fondations et d’entreprises.


Et qu’est-ce qui réunit tous ces acteurs ? Quelle la « philosophie » de ce secteur ?

Ils tirent leurs racines des premières associations ouvrières, les coopératives de consommateurs et d’habitants et les sociétés de secours mutuel du XIXème. Au cœur de leur activité, il y a une ambition commune : créer des emplois pérennes et non-délocalisables, développer la cohésion sociale et apporter des réponses aux besoins socio-économiques des territoires. Ces projets se traduisent à travers leurs activités, les personnes qu’elles emploient, leurs clients et/ou bénéficiaires et aussi leur type d’organisation.


Comment le secteur sort-il de la crise sanitaire ?

Il a plutôt bien résisté. La secrétaire d’Etat chargée de l’économie sociale, Olivia Grégoire, explique que « cette économie de l’audace, de l’entraide et de la débrouille a su démontrer ses ressorts et les bénéfices qu’elle procure à la société. »


Un secteur qui est à la mode ?

Oui, en quête de sens, d’engagement, de cohérence, de plus en plus de salariés rejoignent l’ESS pour ce qu’elle propose. Que ce soit des jeunes diplômés ou des salariés lassés de courir après des gains de productivité, ils sont nombreux à avoir le déclic solidaire pour démarrer ou réorienter leur carrière.


Ce n’est donc pas ringard de travailler dans l’ESS ?

Non, vraiment pas! Depuis presque dix ans il existe même une certaine effervescence autour de l’innovation sociale qui cherche à renouveler l’offre actuelle. Cela devient aussi motivant de résoudre des problématiques sociales que de concevoir le réseau social de demain. Et le numérique est de plus en plus utilisé pour favoriser l’impact de ses structures.


Dernière question : faut-il être militant pour travailler dans l’ESS ?

Non, pas forcément. Le secteur cherche surtout des professionnels engagés, ce qui n’empêche pas les allers retours avec l’économie marchande. Au contraire ! Ces entreprises seront gagnantes à intégrer des collaborateurs ayant expérimenté les valeurs d’altruisme. Et les associations accéléreront leur professionnalisation en recrutant des personnes ayant travaillé quelques années dans une entreprise !

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