Bannière Blog

Blog, Lire

et se laisser

transformer

Les couleurs de la joie

La joie se partage, mais qu’en est-il dans les entreprises. Après le confinement, travail en distance, activité partielle, est-ce enfin le temps de la joie ?



La vraie joie, c'est cette joie simple ou exubérante, ce sourire malicieux ou ces éclats de rire, cette émotion profondément individuelle mais tellement communicative. Ces moments au cours desquels nous lâchons prise, au cours desquels nous retrouvons une authentique spontanéité. Mais malheureusement cette joie peut s’atténuer en grandissant.



La joie simple de l’enfant ?

L'enfance est un monde de joie, authentique, spontané, sans réserve et sans limites, où l'on chante, où l'on danse, où l'on saute. On nous apprend à devenir des grands puis, des adultes. À chaque âge, ses apprentissages, ses étapes et ses adieux. Devenir adulte c’est devenir sérieux. Et malheureusement, dans le monde du travail, les éclats de rire sont regardés d'un air sombre. Ce n’est pas sérieux. Rire signifie que l'on ne travaille pas. Rire perturbe la qualité du travail.



Pourtant le bonheur au travail est une attente des salariés ?

Attention bonheur et joie ne sont pas synonyme contrairement à ce que l’on pourrait penser. Le bonheur se nourrit des conditions environnantes, et de ce fait, son existence en dépend. La joie, elle, se nourrit des conditions intérieures de l’être humain. Je vous invite à lire « la puissance de la joie » de Frédéric Lenoir qui explique que la joie est beaucoup plus profonde que le simple bonheur, elle est liée à la plénitude de la vie. On ressent de la joie chaque fois que l'on grandit, chaque fois que l'on se sent pleinement vivant, pleinement authentique.



Authentique ? Cela fait plusieurs fois que ce mot est associé à la joie.

Il ne faut pas confondre la joie avec les distractions ou la satisfaction immédiate de tous nos désirs. Alors que les distractions ne servent qu’à nous détourner momentanément de l’essentiel, la joie nous invite à aimer la vie en dépit de tout ce qui nous entrave et nous limite. Elle n’apparaît donc que dès l’instant où nous sommes vraiment nous-même avec nos fragilités et nos fêlures.



À nous de faire grandir cette joie ?

C’est entre nos mains. Nous parlions de la sagesse la semaine dernière comme un Don de l’Esprit Saint à la Pentecôte. La joie, est un fruit de l’Esprit Saint selon Saint Paul. C’est une action progressive de Dieu en nous. Cette joie authentique nous lie les uns aux autres.



Alors que faire ?

Dans un monde où le cynisme et la lassitude sont de mise, cultiver sa joie de vivre peut paraître hors de propos, et souvent incomprise. La joie de vivre, la joie au quotidien dans nos entreprises demande courage et force de volonté.

Mais c’est le plus beau cadeau que l’on puisse faire à soi-même et à son entourage. La joie est un cadeau altruiste.



On organise tout de suite des ateliers du rire ?

Je n’ai jamais essayé ces ateliers collectifs où le rire est forcé au début puis naturel et contagieux ensuite. Selon le docteur indien inventeur de ce yoga du rire « l'action entraîne l'émotion » et donc augmente la production d'endorphine qui est l’hormone du bonheur. Dans le même style je vous invite à aller regarder la pub d’un grand soda qui par le rire d’un passager entraîne un fou rire collectif dans une rame de métro.



Finalement que peut apporter cette joie dans l’entreprise ?

La joie stimule. La joie encourage, donne envie d'aller plus loin, ensemble. Un petit éclat de rire partagé est un pas de géant vers un succès collectif. Faire grandir la joie, en entreprise, et dans sa vie en général, c'est choisir la lumière, le positif ! C’est préférer tout le nuancier des couleurs à l’ombre.