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Criez au loup !

En couchant hier soir mon dernier enfant, il me demande avec une certaine angoisse si le loup peut rentrer dans la maison. Après l’avoir rassuré, puis avoir pesté sur toutes ces histoires de monstres, sorcières, loups et ogres qui peuplent ses contes préférés, je me suis interrogé sur leur intérêt. Pourquoi leur faire peur ?


Cela leur permet de verbaliser les peurs, angoisses et frustrations qui se bousculent dans leurs têtes au moment où ils se confrontent au monde. Chez l'enfant, la peur du loup est un passage obligé dans sa construction. Mais dans un monde en perpétuelle transformation, n’avons-nous pas tous besoin de pouvoir crier au Loup ?



Nous savons tous que le loup ne va pas nous manger en se cachant sous les traits d’une grand-mère ?


C’est certain, mais dans une société où le moindre risque est calibré, où l’on n’accepte plus ni le hasard ni l'imprévu ; acceptons-nous encore l'incertitude ?

Acceptons-nous que nos collaborateurs verbalisent leurs angoisses et leurs peurs ?



Il me semble que les émotions ne sont très bien vues dans un contexte professionnel


Oui, elles apparaissent comme un manque de maîtrise de soi. Elles déstabilisent car elles sont profondément personnelles et s’appuient sur notre histoire individuelle.


Elles vont s’exprimer dans notre propre gamme d’émotion. Ce qui peut m’inquiéter, me faire peur ou m’énerver ne sera peut-être pas le cas pour les autres.



Mais quel est le risque de ne pas dévoiler ses émotions dans nos équipes ?


La fatigue et l’épuisement émotionnel. Ne pas nommer quelque chose ne le fait pas disparaître. Et on sait depuis longtemps que derrière une émotion se cache l’expression d’un besoin.


La peur exprime le besoin de sécurité et la colère le besoin de considération par exemple.

Le manager ne pourra pas répondre à tous ces besoins c’est certain. Mais pouvoir les exprimer est déjà une étape pour le salarié. Je suis accepté tel que je suis, et non tel que l’organisation souhaite que je sois.



Mais sous le coup de l’émotion justement, n’y a-t-il pas le risque de mal s'exprimer ?


Tout comme on ajuste naturellement son langage à son interlocuteur, il est effectivement nécessaire de nuancer la façon dont on extériorise ses sentiments. On n’exprimera jamais « mal » ses émotions mais on peut les faire paraître d’une façon qui sera mal comprise par l’autre.

Le risque étant alors de braquer son interlocuteur.



Alors comment faire pour partager ses émotions ?


La première étape est d’apprendre à les comprendre. C’est une étape pour aller vers le comportement adapté à notre environnement professionnel. Une émotion n’est ni positive ni négative, en revanche, elle ne fera que se renforcer tant qu’elle ne sera pas extériorisée.


Ensuite il faut canaliser les émotions négatives (la frustration, la nervosité, la colère, l’aversion et la déception selon Cynthia Fisher) et accueillir et encourager les émotions positives (la joie, le rire, l'enthousiasme).


Selon une étude les 3/4 des cadres dirigeants considèrent que l’intelligence émotionnelle va devenir une compétence incontournable dans les entreprises. On a tout à gagner à pouvoir crier au Loup !

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