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Quel type de chef sommes-nous ?


Il est difficile d’enfermer tous les éléments de réponse en une seule page. Je vous renvoie à L’art d’être chef de Gaston Courtois, ou au chapitre sur le rôle du père abbé dans La règle de saint Benoît, pour avoir une vision juste du rôle du chef.


Nous pouvons quand même tenter de distinguer deux styles assez universels. Le premier correspond à l’image du « bon pasteur » ou du « sage intendant » de la bible. Le second s’approche plutôt de la conception du propriétaire peu scrupuleux.


Tout le monde connait la parabole du bon pasteur qui vit pour ses brebis et les « fait reposer dans de verts pâturages ». Elles ne manquent de rien nous dit le psaume 22. Derrière l’image un peu idyllique se cache une réalité profonde. Le chef a reçu un dépôt précieux sur lequel il veille. Chacune des « brebis » a de la valeur à ses yeux, peut-être encore plus pour celle qui s’est égarée. Pratiquement, le style « bon pasteur » est empreint de bienveillance. Obtenir un résultat ne se fait pas en écrasant la personne, mais en la valorisant. Il s’agit d’un état d’esprit général qui n’empêche certainement pas d’être exigeant. Convenons que plus la personne grandit moralement, intellectuellement, physiquement, spirituellement, mieux la mission sera remplie.





Le chef propriétaire place en premier la réalisation de la mission à laquelle ses subordonnés sont ordonnés. Il a besoin de son équipe à lui, rejette la brebis égarée. Celle qu’il ne considère pas, à tort ou à raison, dans le moule qu’il a fixé. Ce style fraye avec le machiavélisme, usant de la persuasion et de l’excès d’autorité selon les circonstances : ce qui rapporte ou non. Pas de doute sur l’efficacité immédiate de son action. En revanche, combien de temps cela durera-t-il ? En ne résistant pas à la tentation d’être faible avec les forts et fort avec les faibles, ça se termine toujours mal, dans l’insatisfaction générale.


La doctrine sociale de l’Eglise, concernant l’autorité, définit le « par » et le « pour ». Nous recevons notre charge de Dieu, par délégation. Nous l’exerçons pour les autres, en vue d’un bien commun. La finalité de l’être humain n’est ni l’enrichissement, ni la servitude au travail, ni même l’obéissance aussi grande fut-elle. Elle est la fidélité à sa vocation de fils de Dieu. Le chef propriétaire a du mal à céder sa part de marché. Le bon pasteur y trouve sa raison d’agir.

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